Des photos sont disponibles sur le blog à Vicky. Peut-être que j'en mettrai aussi bientôt... QUISÀS!
Pour Princesse, Chevalier, Xavier et Bella!!!!
Rurrenabaque, bassin amazonien, Bolivie
La route de terre se couchait sur la montagne, suivant la trace de ses courbes et ses dénivellations. La Paz pouvait bien rester loin derrière,la végétation faisait surface et animait en nous le désir de purifier nos poumons. Et si l'air subissait une transformation de qualité, la chaleur en devenait plus pesante, plus collante, surtout pendant le trajet d'autobus de 17 heures, prise entre deux personnes et les fenêtres ouvertes donnaient non seulement accès à un courant d'air, mais également à la poussière. On s'enfonçait dans la jungle jusqu'à 4 heure du matin.
À peine avions-nous quitté nos deux amis que déjà nous fesions la connaissace de Xabi (on le prononce Chaby), un français de Toulouse, Fabien et Mathias, originaire de la Suisse, bien que Fabien soit encore confu à ce propos. Avec eux nous débarquions à Rurrenabaque et trouvions l'hotel Jislene très abordable et bien sympatique sur les rives du Rio Beni. Une montagne se valorisait dans le levé du soleil rosé, alors qu'un singe miniature admirait le panorama. Au-dessus de notre chambre s'amusait un perroquet vert aux dessous d'ailes rouges et une araignée de bonne taille et bien poillue, deux pattes en moins, jouait au voyeur dans un coin de la douche.
Et comme je le disais, la ville pouvait bien rester loin derrière; ici, le bruit réside dans les enfants et les animaux. À vous d'imaginer le calme, alors que je composais quelques mots depuis le hamac jaune, sous une température tropicale, à regarder l'eau suivre son cour.
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El Parque Madidi
Nous sommes arrivés par la voie fluviale dans mon Afrique Sud Américaine. Le bassin amazonien s'étendait devant nous et Vicky, bien accrochée à la barque, daignait s'enfoncer les pieds dans le sol marécageux. Sa force lumineuse l'aidait malgré elle et nous entrions, aventureuses et courageux, dans la forêt de bamboux au plancher coussiné. À la croisée du ruisseau vasqueux, nous enfilions nos souliers à nos mains et le traversions non sans avoir recours à la poussée aux fesses afin de mettre en mouvement les jambes à Vicky. Le coup en valait la peine, car de l'autre côté nous acceuillaient des centaines de papillons qui, de leur jaune et leur blanc, tournoyaient autour de nous. La danse a duré si longtemps qu'à un certain moment je me sentais soulevé de terre. En me retournant, j'ai même vu mon amie grandir de quelques centimètres.
Une première journée au centre de la jungle est un peu comme une initiation. C'est du moins ce que nous transmettait verbalement Eloid, notre guide. D'ailleurs, les mouches et les moustiques pourraient servir d'épreuves à eux-seuls, tellement ils s'imposent sur notre corps. Mais les surprises à venir étaient d'autant plus initiatiques que les simples bêtes volantes (sans vouloir les dénigrer).
Oh cette jungle, cette forêt, que j'aime y entrer et la contempler. Que j'aime y sentir l'air, dans toute son humidité et la toucher jusqu'à la sève. Que j'aime l'écouter jusque dans ses silences inquiétants, entre les cris inconnus et les chants harmonieux. Puis les arbres grimpent vers le ciel et s'entortillent les uns sur les autres, comme s'ils voulaient se laisser fondre dans la chair de l'arbre aimé. Parfois une liane se courbe sur un axe circulaire géant et, parcourant des distances sans fin en s'accrochant à d'autres, elle forme un labyrinthe qu'emprunteront les plus curieux.
Les plus quoi?
Ben ouais, les plus curieux! Ceux qui font partie de notre catégorie! Ceux qui s'enfoncent aveuglément dans une aventure aux apparences banales et aux résultats paranormaux.
Le trek aurait très bien pu se passer naturellement; des petites anecdotes à raconter, quelques sursauts et des peurs surmontées. Malgré tout, notre histoire a commencé par les gestes les plus anodins du monde. Eloid avait une machette: un long couteau de boucher dont il maniait avec aisance. Vicky s'est trouvée une machette; une branche cassée qui sommeillettait par terre. Je trouvais l'idée bonne alors je choisis la première branche, ordinaire, qui me passa sous la main. Devant une des lianes aux grands cercles dessinés dans les airs, je m'arrêtais, éblouie. Puis le baton au bout des doigts, comme une enfant, je suivais du contour le parcours de la liane. Lorsque j'atteingnais la fin de la trajectoire, la suspension du temps et des choses remplissaient l'espace et une légèreté me ravivait l'esprit. Une transformation avait eu lieu; elle était subtile mais tout de même perceptible avec un peu d'attention. Elle n'en reste pas moins indescriptible.
Les sons s'amplifiaient, devenant plus prononcés, plus facilement reconnaissables. Un peu le même effet qu'en écoutant une chanson instrumentale dans des écouteurs. Je rejoignais la troupe et Fabien, à l'arrière, se mélangeait les pieds avec une quantité disproportionnée de lianes au plancher. Mon coeur me dictait d'aider ce pauvre homme, si bien qu'en me penchant, j'appuyais la main sur un arbre dépourvu d'écorses. Aussitôt, cette main était envahie par une colonie surpeuplée de fourmils oranges. Se mettre la main sur le feu engendre un résultat moins douloureux. Pendant ce temps, Fabien en panique maudissait la colonie. Ah mais il faut imaginer ce type, en train de jurer avec cet accent suisse et de gesticuler comme s'il me faisait des signaux à dix kilomètres au loin. Faudra nous calmer si nous voulons en sortir. Voilà ce que nous avons fait. Mes morsures diminuaient, la tension des lianes s'allégeait, ce qui nous permettait de libérer Fabien de sa prison. Ce duo que nous étions courait pour rattrapper les autres. Le guide abattait un arbre avec force (et aussi avec sa machette); une grosse liane bien courbée. Il prenait la bûche qu'il avait sectionné, la renversait de côté et un liquide transparent s'échappait de l'extrémité. Eloid nous disait de boire, demande à laquelle nous répondions sans hésitation. Du coup, je ne sentais plus la douleur à ma main et toutes les marques de piqûres d'insectes avaient disparu. Ma soif également. Agua de la Curaciòn (Eau de la Guérison).
Remis à neuf, nous poursuivions à travers arbres et animaux sans incident. Nous trouvions l'endroit pour fabriquer notre campement. Vicky s'assurait d'abord qu'il n'y ait pas de tarantules ou d'autres bestioles susceptibles de nous faire sursauter. Nous nous sommes servis de quatre arbres disposés en un parfait rectangle sur lesquels nous avions couché quatre troncs supplémentaires. Nous récoltions de gros bamboux déjà séchés au sol pour former les murs, laissant une ouverture pour la porte et une pour la fenêtre. Nous fabriquions un toit en pente en feuilles de palma, les serrant suffisament de sorte à ne point laisser l'eau circuler entre elles. Nous nous confectionnions des matelas bien mous à l'aide de différentes feuilles d'arbres. Puis nous nous servions des fines et parfaites lianes qu'avait cueillies Mathias afin de recouvrir nos deux ouvertures. Bien sûre, bien sûre, nous avions transporté nos moustiquaires, histoire de dormir l'esprit tranquil. Merci Vicky pour ce conseil! Nous avons veillé autour du feu, le même qu'avait utilisé Eloid en nous concoctant un repas copieux et lorsque la nuit atteignait son apogée, nous nous sommes promenés au clair de la pleine lune, dans cette forêt vierge et mystérieuse. Des points lumineux nous épiaient derrière les buissons et les arbres alors que notre coeur combattait pour maintenir un rythme normal.
Le lendemain matin nous cherchions notre guide et nous en concluions qu'il recherchait lui-même de quoi nourir son troupeau. Hélas l'avons attendu longtemps et la faim finissait par nous gagner. Une petite heure de pêche s'avérait une bonne solution pour contrer notre appétit.
Pour l'excursion Mathias s'est improvisé guide et son devenait Jaime. Nous longions donc quelques grands détours avant d'arriver au point désiré de la rivière. Bien que ses talents de guide étaient mis en doute, il nous a émerveillé de ses talents de pêcheur. Il attrapait de ses mains le premier poisson qui allait servir d'appât pour attrapper les autres.
Xabi s'est bien occupé de nous ramener des gros poissons, assez énormes pour nourrir un groupe de dix gourmands. Fabien, tant qu'à lui, première expérience dans le domaine, avait recours à la chance du débutant et sortait de l'eau un poisson plat de taille impressionnante. L'espèce aurait pu ressembler à une raie, si ce n'était ses lignes orangées qui lui courbaient le dos et l'excédent de ses yeux en forme de billes violettes. Jaime lui a coupé la queue d'un coup de couteau. < Pourquoi? > Je ne pouvais pas croire. Un si beau poisson. < Sa queue est-elle vénimeuse telle une raie? > demandait Vicky, contaminée par l'accent français de nos amis. Mais Jaime avait reçu le pouvoir de son nom et son statut de guide était assumé à pleine capacité. Ainsi, il en avait déduit que sa queue, à défaut d'être vénimeuse, comportait des caractéristiques magiques. En buvant de son jus, on obtient un résultat surréaliste. Mais lequel? Jaime enveloppait la chose précieuse à l'intérieure d'une feuille et nous remontions au campement.
Le feu était déjà prêt pour la cuisson et de l'eau mijotait alors que personne occupait les environs. Eloid, nous pensions. Sans doute était-il revenu. Mais pourquoi disparaissait-il toujours? Nous lui laissions le temps de revenir, le temps du petit déjeûner, qui d'ailleurs quémendait beaucoup de patience, mais Eloid ne donnait point de nouvelle.
Nous n'allions pas attendre toute la journée...
Nous nous sommes équipés pour l'aventure. La machette à Jaime et la queue de poisson, le courage chevaleresque de Fabien, nos machettes, à Vicky et moi et l'appareil photo à Xabi. Ensemble, nous allions affronter la jungle. Non. Pardonnez-moi. Ensemble, nous allions contempler la jungle. Au pire, la découvrir. Au mieux, nous découvrir.
Notre nouveau guide nous a fait défaut à quelques reprises par son obsession à cueillir les belles et fines lianes pour en confectionner de jolis accessoires pratiques. Fabien avait cette tendance à toujours passer dans les toiles d'araignées. L'une d'entre elles s'est fâchée et lui a sauvagement sauté au visage. Le pauvre, innocent de toute méchanceté, l'a pris avec ses mains et l'a lancé sur le sol. Je voyais bien les frissons qui lui parcouraient le corps par la suite et il faisait bien attention de ne pas reproduire l'évènement. Cet épisode l'avait transformé. Dorénavant, il s'imaginait chevalier et nous le croyions par sa conviction. Nous l'encouragions aussi. Xabi, en retrait à photographier, a connu sa part de belles histoires. Il prenait comme sujet un criquet gros comme un gros crapeau de l'amazonie, posé sur la verdure d'une feuille au soleil. Suivant l'évolution de la technologie, il observait le résultat de l'image à partir de son appareil. Une surprise le saisissait par les reins alors qu'il se voyait au côté du criquet, dans la même dimension numérique que son sujet de bas. Il a failli échapper son Canon, mais un spasme rationnel lui a évité un bris. Il voulait bien partager son angoisse avec nous, mais nous ne voyions que le criquet. Xabi avait-il aussi changé en quelque part au fond de lui même. Il était encore trop tôt pour expliquer en mots la transformation.
Plus loin, nous avons rencontré une marre d'alligatores que nous franchissions peids nus. Si Vicky en mourait de peur, elle n'en laissait rien paraître. À peine avions-nous séché que nous arrivions à une seconde marre. Beaucoup plus grande que la précédente et beaucoup moins attirant d'y baigner les pieds. Omis des alligatores, nous apercevions des anacondas serpenter entre l'eau et la rive. Nous avons voté en faveur du tronc d'arbre, disposé de bord en bord. Il était si mince qu'il fallait avoir recours à un sens de l'équilibre hors paire. Jaime nous dénichait un baton qui devait nous servir d'allié pour la traversée. Étant la cadette, j'étais choisie pour vaincre l'épreuve la première. Ça roulait à cent kilomètres par heure en dedans et je devais absolument me calmer. Grandes respirations et appel à ma lumière, je mettais un pied devant l'autre jusqu'au bout où le poids du monde semblait enfin redescendre. Je balançais le baton à Vicky et priais pour qu'elle me retrouve au plus vite. Elle a débuté par le même rituel et a emjambé le long et étroit pont. Au trois quart, un anaconda noir taché jaune réussissait à prendre enm otage l'allié et il déconcentrait mon amie. Il se tortillait autour du baton en prenant une expansion fleurissante. Vicky, au risque de tomber, a lâché la branche d'équilibre qui émettait un vacarme sonore au contact de l'eau. Le serpent, lui, ne lachait pas prise et insistait afin de récupérer sa proie. Je courais à la recherche d'un nouveau baton, tout en encourageant Vicky à poursuivre sans se laisser abattre par un reptile. Jaime, fidèle à son titre, s'élançait à la rescousse. La langue de la bête effleurait la cheville de ma copine. Celle-ci en a perdu ses moyens et a trébuché dans la marre. Jaime a réussi à attraper le serpent par la queue, qu'il cesse toute activité nuisible. Vicky agrippait le baton que je lui tendais et se vautrait sur la terre ferme, sans plus de dommage, excepté peut-être une légère transformation à un niveau encore inconnu. Jaime, lui, était en extrême combat. Au moment où Fabien a mis un pied sur le tronc pour aider son frengeun (je ne sais pas comment ça s'écrit...), celui-ci a fendu et s'est effondré. C'est peut-être ce qui a sauvé la vie à Jaime, car il avait un instant de répit et il pouvait prendre l'anaconda long de 15 mètres par le cou. Sa machette était restée sur la rive. C'est alors que nous y pensions tous en même temps: < LA QUEUE! Utilise la queue du poisson! > L'idée n'aurait pu être mieux choisi. D'une main, Jaime fouillait dans sa poche te récupérait la feuille qu'il déballait aisément. Il pressait le jus dans la gueule de son adversaire. Le temps, encore une fois, les choses se suspendaient. L'attente. Le suspense. Puis l'anaconda se dissipait rapidement. Il retournait à la terre. La queue aussi. Nous trouvions une liane d'eau pour guérir les blessures qu'avait subies Jaime. Surexcités par les évènements, nous avons poursuivi. Je comprenais ce qu'il y avait de nouveau au bout de mes bras: ma machette! Lorsque je la glissais le long d'une feuille de palma, une musique en résultait, une gamme en do, une en ré, chacun son tour. Elle me dictait aussi toutes les lianes qui contenaient de l'eau, m'avertissait en cas de danger, traduisait tout dans n'importe quelle langue et montrait le chemin à suivre.
Xabi, qui se barrait constamment les pieds ou recevait une branche à la figure, s'est fait une entorse à la cheville en essayant de photographier et d'avancer en même temps. Un peu lourd à porter, il a d'abord sautillé. Mais sa cheville enflait et l'eau de la liane n'arrivait pas à guérir cette blessure particulière. Fabien a été le maître de la situation: < Je suis chevalier après tout! >. Il a donc appellé son géant perroquet bleu et rouge. Celui-ci arrivait à vive allure, dans toute son imposante volubilité. Nous cinq émerveillés, cloués au sol. Nous pouvions tous monter sur le dos de l'oiseau, à l'exeption de Jaime qui a été pris par les pattes.
Au campement, les garçons ont débarqué Xabi et je me dépêchais à récupérer la trousse de premiers soins (qui s'avère inessentielle en pleine jungle...). Nous avons soudainement entendu tous les sons de la jungle dans une même cacophonie, à un puissant volume. La terre, ébranlée, vibrait quelques secousses et le vent se déchaînait en un tourbillon jusqu'à en perte toute visibilité. Puis l'acalmie s'est installée et je recherchais Vicky. Je voyais le perroquet, tranquil, comme si rien ne s'était produit. Puis, tout près, une Vicky transformée. Elle avait l'apparence d'une princesse et ses agissements confirmaient ce physique. Elle ne semblait point nous connaître et guérissait pourtant la cheville à Xabi. Elle a embrassé le perroquet, dans une profonde reconnaissance, puis elle nous a parlé. Sa voix ne ressemblait guère à celle de mon amie. Elle affirmait s'appelé Selva (qui est la jungle, ou la forêt en traduction française). Pourtant, je n'ai pas le souvenir d'avoir vu Vicky boire de l'Ayawaska... Ensuite, elle marmonnait des paroles incompréhensibles. Inévitablement, Fabien en est tombé éperdumment amoureux. Oh, Jaime aussi, et il tentait en vain de le cacher. La princesse appellait un jaguar qui débarquait tout joyeux à ses côtés. Fabien s'en approchait et, ne voulant la laisser partir, il lui a fait une déclaration d'amour, mais une des plus touchantes qui a franchi mon oreilles. J'en ai presque versé une larme (si c'était un film, c'est sûre que je pleurais). Et la belle lui a répondu: < Oh honnête chevalier, ton coeur te guide. Je sais que ton amour est véritable, voilà la raison de ta présence ici. Je suis la forêt, cette jungle réunie dans ce corps, votre magie m'a appelé, mais je ne peux rester éternellement... > Et la princesse Selva filait sur son jaguar, laissant une nouvelle passion dans ces deux coeurs. Puis le cycle a recommencé: les sons, le vent, les tremblements et Vicky a réapparu telle qu'elle est, telle que je l'aime.
Nous y passions quelques jours, sans revoir le guide Eloid, à se débrouiller pour manger et pour boire et à être, tout simplement. J'ai développé mon sens musical grâce à la machette. J'avais une famille de singes comme spectateurs. Xabi a pris d'excellentes photos de paysages, d'animaux et de nous. Des photos qui parlent, qui déclarent des états d'âmes, des peines, des bonheurs, un peu comme si elles lisaient dans les pensées. Fabien a apprit à piloter un perroquet sans limite: tête en bas, passage rapide sur le côté, récupérer une amie qui tombe de haut avant qu'elle atteigne le sol. Ils étaient vraiment beau à voir ces deux là! Deux enfants! Jaime est devenu est guide expert. Il connaissait maintenant la forêt jusqu'au bout des feuilles: les noms de toutes les plantes, leurs origines, leurs utilités. Il savait où et quand trouver tel animal et apprêtait le poisson comme un chef cuisinier. Vicky, parmi toutes ses activités, elle a apprivoisé un bébé jagua qu'elle compte bien monter un jour. Leur complicité n'aurait pu être plus aparente.
La jungle nous appartenait!
Lorsque nous sommes retournés au camp de base, à l'entrée, nous avons vu Eloid, premier guide, qui nous accueillait d'une expression satisfaite, un peu comme si nous avions passé l'ultime test!
suite à suivre....
